Temoignage Pierre Soulages
Témoignage
Elyane Prache, 30.09.2009
Paris, à l‘heure de la rentrée… Ce concept bien français qui englobe la rentrée des Parisiens, la rentrée de la mode, la rentrée des classes… et une explosion de manifestations artistiques dans les musées, comme si, après un court engourdissement estival, la Ville Lumière se réveillait à l’automne et renchérissait.
Tout près de l’Hôtel du Jeu de Paume témoin du XVII° siècle, rive droite, le Centre Georges Pompidou affiche, pour les 90 ans de l’Artiste, une rétrospective de Pierre Soulages, dont la peinture abstraite, beaucoup qualifiée de noir lumière, outre noir, incite le spectateur à voir au-delà du noir.
A quelques enjambées de l’Ile Saint Louis, en musardant sur les quais et après avoir traversé l’un ou l’autre pont qui relie l’Ile au « continent parisien », je suis partie à la redécouverte d’un des quartiers populaires de Paris pour accéder à Beaubourg et voir la plus grande exposition jamais consacrée à un artiste vivant.
Et après avoir médité devant l’œuvre de Monsieur Soulages, qui n’est pas sans m’interpeller, je suis montée sur le toit du Centre Pompidou, au dernier étage, où derrière un vitrage protecteur, juste à la tombée de la nuit, j’ai vu s’éclairer les toits de Paris, s’embraser les monuments… spectacle saisissant, magique, et… ô combien romantique.



